La colère : éviter de passer au rouge

La colère : éviter de passer au rouge

la colère s'interroge

Dans certaines situations, il est normal d’être en colère ! Un verre d’eau qui tombe, le salon qui est envahi de jouets alors qu’on vient de tout ranger, le « non » infatigable du petit dernier qui ne cédera pas, les chaussettes qui grattent, les crises de colère impulsives des enfants, les disputes entre frère et sœur, le caca dans le bain…. Difficile de garder son calme face à nos enfants qui expérimentent la vie et pour qui on se doit d’être un exemple. Trouvez les moyens de ne pas vous laisser emporter par votre colère afin de garder la sérénité de votre cellule familiale.

😡Effets et conséquences de la colère

La colère est un sentiment qui nous envahit rapidement et qu’il est normal de ressentir. Parfois, vous arrivez à la contrôler parfois, ça déborde et vous ne répondez plus à la raison.

Toutefois, lorsque votre colère prend le dessus sur vous-mêmes, il est temps de vous en préoccuper ! Si vous êtes en colère quotidiennement, qu’elle génère en vous une intensité débordante, qu’elle vous épuise, car elle dure depuis plusieurs jours ou qu’elle vous amène à être agressif et à perturber vos relations familiales ou professionnelles, n’attendez plus et appliquer les 3 solutions de la méthode Gordon.

En outre, les conséquences de la colère peuvent être dévastatrices pour vous-mêmes ou votre entourage.

💔Les incidences corporelles  

 « Je perds le contrôle de mes actions et de mes paroles » : instantanément votre cœur bat plus vite et votre respiration s’accélère. Vous sur-réagissez en vous montrant violent ou menaçant.

« Je développe des problèmes de santé » : des douleurs musculaires, des maux de tête, un stress physique et mental, une gastrite, une diarrhée, une dermatite.

😨Les incidences psychologiques

« Je suis un mauvais parent » : la plupart du temps, un parent qui est en colère regrette ce qu’il a dit ou fait. Les sentiments de culpabilité, d’incompétences ou d’impuissances sont omniprésents.

« Mon entourage a peur de mes réactions » : votre vie familiale et sociale se trouve déstabilisée par une personne qu’ils ne reconnaissent plus et qui agit de manière impulsive. Votre entourage prend ses distances.

🧒Les incidences sur mon enfant

« Mon enfant a peur de moi » : quand on ne répond plus de sa colère, on risque de blesser physiquement son enfant ; l’impulsivité prend le dessus. L’enfant se fige comme tétanisé, son corps est en état de stress le rendant incapable de réfléchir.

« Mon enfant est devenu colérique et violent » : un enfant qui a pour exemple la colère, peut ressentir à son tour de la colère et faire émerger des réactions de violence contre lui, contre ses camarades ou ses parents.

« Mon enfant se détourne de moi » : l’enfant perd confiance en l’adulte et en lui-même et la relation parent-enfant peut se détériorer. La récurrence des cris augmente le risque de dépression chez l’enfant.

En fin de compte, vous l’avez compris la colère nuit à votre santé et à votre qualité de vie. Les conséquences sont graves et il est urgent de réagir et de modifier son comportement lorsque vous observez ces changements.

Je vous apporte les solutions de la méthode Gordon pour gérer votre colère.

😮‍💨Savoir réguler sa colère : s’apaiser avant d’agir

❤️‍🔥1ère étape : prendre conscience de sa colère

En tant que maman ou papa, il est nécessaire de prendre le temps de s’observer. Les enfants sont des éponges et retiennent tous nos faits et gestes. Rien ne passe à la trappe même le plus petit détail est mémorisé et assimiler avec leur regard d’enfant.

Vous devez vous demander : qu’est-ce qui se passe en moi pour que je sois en colère ?

Prenez conscience de vos émotions au quotidien et ce qui vient déclencher votre énervement et les situations de crise.

Par exemple, vous répétez 3 fois à votre enfant de faire attention au verre qui est sur la table. Votre enfant le renverse et cela vous mets en colère instantanément.

Pour commencer, observez vos réactions intérieures (exemples):

  • vos pensées : « Il n’écoute rien, pourtant, je lui ai dit 3 fois », « je n’arriverai jamais à me faire obéir, etc. »
  • vos sensations : le cœur bat plus vite, je sens la colère monter…
  • vos besoins, envies : « J’ai besoin qu’il m’écoute, je veux un environnement calme, je ne veux plus qu’il s’agite autour de moi ».
  • vos souhaits : « Je veux qu’il comprenne que c’est une bêtise, je ne veux plus qu’il renverse son verre ».

Ensuite, observez la situation de crise :

  • mon comportement : je répète 3 fois la même chose, de plus en plus fort et je finis par crier.
  • les paroles de mon enfant : il ne me regarde pas et continue de jouer.
  • mes mots : « Mathis, arrête de passer à côté de la table ».
  • mes actes et leurs conséquences : je m’emporte et le prends par le bras et le conduis à sa chambre. Mon enfant pleure et me tape.

🚦2ème étape : éviter de passer au rouge

la colère

Pour éviter d’en arriver à un comportement pulsionnel, le fait de prendre conscience de la mécanique qui s’opère en vous va déjà vous permettre de ne plus être dans l’impulsivité.

Aussi, si vous avez observé les signes précurseurs du passage à la colère, prenez le temps d’une pause*. Allez vous isoler s’il le faut, mais vous devez impérativement cibler pourquoi votre colère monte avant de la laisser s’exprimer et de faire plus de dégâts qu’autre chose.

Aussi, vous devez vous engager à essayer de ne plus agir tant que vous êtes dans « le rouge ».

Sachez aussi que dans la majorité des situations, votre enfant veut également assouvir ses propres besoins. Jouer et s’amuser sont les ses principales envies. Lorsque votre enfant est en contradiction avec les règles éducatives ou vos propres besoins, il n’agit pas contre vous. Un enfant ne veut pas vous provoquer ou vous tester, il cherche à répondre à ses propres besoins.

« Ce n’est pas mon enfant qui est contre moi, mais plutôt ses besoins et/ou envies qui sont en opposition avec les miens. »

Thomas GORDON

Le plus constructif est donc d’interroger votre enfant pour mieux comprendre ses comportements. Vous pourrez également mettre en application quelques bases de l’éducation positive.

3 attitudes à ne pas avoir 

  • Prendre sur soi : se maîtriser ne va pas résoudre le problème de fond. Vous allez provoquer une logique de ressentiment et finalement fuir la situation. Votre colère se présentera à chaque fois que vous serez confronté à cette même situation.
  • Etre non constructif « c’est pas moi, c’est lui » : ce comportement indique la volonté d’une confrontation, mais pas d’une résolution de la situation. Vous campez sur votre avis, rien ne changera et vous poussez votre enfant à devenir également hostile.
  • Etre cinglant : vous êtes dans une certaine mesure dans la domination de l’autre, vos actes impulsifs font peur. Ce comportement est source de culpabilité. Vous vous enfermez dans une image parentale autoritaire niant totalement votre propre personnalité et l’apport positif d’une communication bienveillante.

🎚️3ème étape : utiliser des stratégies efficaces contre la colère

« Les émotions sont des messagers qui par tous les moyens cherchent à nous transmettre un message ».

Thomas GORDON

En situation de crise, voici 4 approches à pratiquer pour ne plus être débordé et dominé par votre colère.

🏝️La stratégie cognitive : observer, réfléchir, porter son attention ailleurs

la colère s'exprime

Nous savons par expérience que le détournement d’attention est un processus qui fonctionne très bien chez nos enfants. C’est la même chose pour la colère. Vous pouvez porter votre attention sur une autre pensée, une image, quelque chose d’agréable qui va vous aider à repasser à l’orange :

  • Ecouter de la musique
  • Compter de 1 à 10
  • Changer de pièce,
  • Penser à vos dernières vacances avec chéri (e)

Observez votre état intérieur et à la perception que vous avez de la situation. Pourquoi êtes-vous dans un état de colère ? La journée a été stressante ? Vous venez de vous disputer avec quelqu’un ? Vous êtes fatigué(e) ? Vous pouvez pousser la réflexion en questionnant ce que vit votre enfant et les conséquences de votre passage à l’acte.

🧘‍♀️La stratégie psycho-corporelle : détendre son corps

La crise est là, votre souffle est plus rapide, le cœur s’emballe… Vous avez conscience que votre émotion vous envahit. Pour l’aider à revenir à un niveau acceptable, portez votre attention de votre respiration. Vous pouvez pratiquer des exercices de respiration* simple ou même vous adonnez à une courte méditation pour revenir à vous-mêmes. L’objectif est de s’apaiser pour avoir un esprit clair et un recul pour appréhender la situation plus sereinement.

💕La stratégie relationnelle : mettre des mots sur les maux

Il s’agit d’exprimer à votre enfant ce que vous ressentez.

Par exemple : « Maman est en colère parce que le verre est tombé et que le canapé est tâché. Je vais avoir beaucoup de mal à faire partir la tache et je suis déçue que tu ne m’aies pas écouté. »

En utilisant cette approche, vous permettrez également à votre enfant d’exprimer ses propres émotions et ressentis vis-à-vis de la situation. Il sera également plus à même de cibler les émotions qu’il traverse.

C’est une stratégie qui rétablit une relation positive avec votre enfant.

🦥La stratégie Optimoms : apprendre à ralentir

Si votre quotidien est plus lent et que vous parvenez à être une maman optimiste qui prend le temps de ralentir, la colère ne devrait pas vous envahir. Avoir une qualité de vie et un rythme de vie adapté à vos besoins engendre nécessairement une vie plus douce et à l’écoute de l’autre.

Prendre soin de vous, prendre le temps de faire des pauses, se féliciter de chaque pas que vous accomplissez pour une éducation positive pour vos enfants, vous sera profitable dans votre vie.

En bref, la colère, c’est une histoire de communication avec les autres. Vous avez besoin de vous faire entendre, de comprendre, mais il y a de tels sentiments qui vous submergent qu’elle peut vous échapper. Quand il s’agit d’éducation, nous savons que notre colère n’est pas la meilleure des conseillères : apprenez les 3 outils de communication de l’éducation positive pour devenir un parent empathique et bienveillant.

Source :

Fiche CPS Parent Mindful – J’agis quand je ne suis pas dans « le rouge »… Je régule ma colère ! #03

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