Les 7 piliers de l’intelligence émotionnelle

Intelligence émotionnelle - OptiMoms

Il y a le Quotient Intellectuel et depuis quelques temps la notion d’intelligence émotionnelle a fait son apparition. Nous n’avons jamais été aussi à l’écoute de nos enfants et de leurs émotions.

Grâce à l’évolution dans notre approche éducative, plus que jamais, nous sommes sensibles à l’épanouissement de nos enfants et de leur avenir dans notre monde.

Pour leur permettre de devenir un adulte confiant, nous nous efforçons de mieux nous connaître et de développer son intelligence émotionnelle.

Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle ? Comment accompagner les émotions de mon enfant ? Isabelle Filliozat nous aide à respecter les émotions de notre enfant grâce à 7 questions principales.

Sommaire :

🧠L’intelligence émotionnelle, c’est quoi ?

7 questions à se poser pour développer l’intelligence émotionnelle de votre enfant

🤔Quel est son vécu ?

L’intelligence émotionnelle, c’est laisser l’enfant exprimer ses émotions

🤔Que dit-il ?

L’intelligence émotionnelle, c’est savoir écouter les émotions de son enfant

🤔Quel message ai-je envie de lui transmettre ?

L’intelligence émotionnelle, c’est montrer ses propres émotions

🤔Pourquoi je dis cela ?

L’intelligence émotionnelle, c’est écouter son cœur.

🤔Mes besoins sont-ils en compétition avec ceux de mes enfants ?

L’intelligence émotionnelle, c’est respecter les besoins de chacun.

L’intelligence émotionnelle, c’est respecter son propre rythme

🤔Qu’est-ce qui est le plus précieux pour moi ?

L’intelligence émotionnelle, c’est donner de l’attention.

🤔Quel est mon objectif ?

L’intelligence émotionnelle, c’est se connaître soi-même.

🧠L’intelligence émotionnelle, c’est quoi ?

L’intelligence émotionnelle, c’est la capacité d’une personne à résoudre les problèmes et réguler les comportements liés aux émotions.

Nous sommes dans une ère où l’expression de nos sentiments est une libération de nos états, de nos frustrations, de notre colère, de nos doutes… D’ailleurs, de nombreux parents se libèrent du poids de leur quotidien grâce aux réseaux sociaux en exprimant ce qu’ils vivent. Se décharger émotionnellement est le moyen de se libérer de ce qui pèse et de ce qui fait souffrir.

L’émotion est vitale pour aller de l’avant et se guérir de nos blessures.

Mais l’intelligence émotionnelle, c’est reconnaître nos émotions et s’appuyer sur ces ressentis pour mieux s’épanouir, mieux se connaître et progresser en toute sérénité. L’intelligence émotionnelle permet de déverrouiller nos blocages, nos peurs, nos résistances par l’écoute de nos émotions.

Pour acquérir cette intelligence émotionnelle, il est essentiel de développer notre sens de l’écoute, nos qualités empathiques, notre bienveillance. C’est en grande partie une question de communication (communication non violente, pnl …) que nous allons aider nos enfants à développer leur propre intelligence émotionnelle.

En adoptant cette posture d’ouverture et de respect des émotions de nos enfants, nous l’autorisons à grandir avec ces propres valeurs.

En tant que parent, les émotions de nos enfants remettent en perspective nos propres interprétations et nos propres valeurs. Nos enfants nous font grandir.

7 questions à se poser pour développer l’intelligence émotionnelle de votre enfant

🤔Quel est son vécu ?

L’intelligence émotionnelle, c’est laisser l’enfant exprimer ses émotions

Vous l’avez certainement repéré, votre enfant vit l’instant présent. Alors, quand il se blesse, quand il est joyeux (et souvent totalement euphorique), c’est une émotion vive et pleine.

Il n’y a pas de demi-mesures chez l’enfant en tout cas, pas avant l’âge de raison à minima.

Difficile pour votre enfant de prendre du recul sur ce qui lui arrive et de le relativiser. Un bobo devient tout de suite l’urgence à gérer et il n’en démordra pas tant que vous n’aurez pas été à l’écoute de sa souffrance.

Pour développer son intelligence émotionnelle, il est vital de laisser votre enfant exprimer son émotion sans tenter de le calmer. Votre enfant doit libérer ses tensions.

Il n’y a plus de : « un homme, ça ne pleure pas » ou « ma chérie, ce n’est pas grave » ou « c’est un enfant colérique ».

Nous ne sommes pas dans leur tête et devons partir du postulat que notre enfant a sa propre façon de vivre l’évènement.

Adoptez une attitude d’ouverture et vous serez parfois surpris d’écouter votre enfant vous livrer ce qu’il ressent et qui n’est pas du tout ceux à quoi vous auriez pensé. Évitez de lui demander « Pourquoi, il est en colère ? », mais plutôt « Qu’est-ce qui te met en colère ? » En évitant le mot « pourquoi », l’enfant ne va pas chercher une explication rationnelle et va plutôt libérer spontanément ses émotions.

En posant des questions à votre enfant, vous lui témoignez votre intérêt pour sa personne et de votre désir de mieux le connaître.

🤔Que dit-il ?

L’intelligence émotionnelle, c’est savoir écouter les émotions de son enfant

Vers l’âge de 2-3 ans, on peut commencer à apprendre aux enfants à nommer leurs émotions. Vous connaissez certainement ces gros monstres bien poilus de toutes les couleurs « les monstres des émotions » que nos enfants adorent. C’est une première étape pour verbaliser, nommer, montrer ce qu’il ressent.

Nous, parents, avons tendance parfois à coller une étiquette sur les comportements excessifs de nos enfants. « Elle est capricieuse », « Il fait la comédie », « C’est un boudeur », « Il est turbulent », « Il est ingérable »…

Tout comportement exagéré et qui se répète est la manifestation d’une émotion qui n’est pas exprimée. Votre enfant souhaite vous faire comprendre ce qui ne va pas. Alors, il crie, se roule par terre, pleure (avec des larmes ou non), boude …

Ces émotions vives le restent si vous ne les écoutez pas. Prenez le temps de vous poser en plein milieu des rayons du supermarché quand il passe son temps à zigzaguer entre les rayons.

Vous éviterez un footing supplémentaire et votre enfant aura eu l’attention dont il avait besoin pour exprimer sa problématique. « Maman, je m’ennuie », « Maman, j’ai pas envie de faire les courses », « Maman, je ne veux pas que nounou me garde ce soir »…

Une fois que votre enfant aura verbalisé ce qu’il ressent, la « crise » sera passée.

Portez de l’intérêt à un enfant agité, ému, dans le conflit, pour qu’il exprime ses émotions, ne fais pas de lui un enfant roi, cela lui donne la possibilité de mieux se connaître et à l’avenir de reconnaître les situations qui le font souffrir.

🤔Quel message ai-je envie de lui transmettre ?

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L’intelligence émotionnelle, c’est montrer ses propres émotions

Nos enfants nous déstabilisent. Nous nous questionnons sur notre posture de parent : autoritaire, souple, laxiste, ferme ?

En fin de compte, l’important n’est pas ce que vous devez être, mais plutôt ce que vous êtes.

Qui êtes-vous ? Si vous êtes de nature détendue, pourquoi s’imposer une posture autoritaire ? Vous transmettez à votre enfant que l’on peut se mentir à soi-même. Nos enfants savent qui nous sommes.

Rien ne sert de cacher à votre enfant ce que vous êtes, vous risquez d’engendrer chez lui le même comportement : votre enfant vous dira simplement ce que vous souhaitez entendre et pas ce qu’il pense vraiment.

Nous sommes faits de nuance, car nous sommes des êtres humains.

Bien entendu, vous ne pouvez pas toujours être en total accord avec votre conjoint, il vous arrive certainement de ne pas être en accord sur une règle d’éducation. Il n’est pas malsain de montrer votre divergence sur ce point.

En acceptant de reconnaître vos erreurs, vos désaccords, vos différences, vous apprenez à votre enfant qu’il peut faire des erreurs et qu’il peut avoir ses propres points de vue.

🤔Pourquoi je dis cela ?

L’intelligence émotionnelle, c’est écouter son cœur.

En tant que jeunes parents, nous nous prenons de plein fouet une dose massive de responsabilité. À peine né, nous devons faire des choix pour notre enfant en nous appuyant sur notre propre vécu et tous les sons de cloche aux alentours.

Nous pouvons vite nous perdre dans les méandres des conseils avisés ou non et nous sentir démunis face à un bébé en constante demande.

Alors, oui, je vous le dis, on ne sait pas tout !

Et, franchement, y’a aucune raison de s’en faire. Nos enfants expriment très bien leurs besoins, il nous faut tendre l’oreille et écouter notre cœur.

Peu importe si nous faisons comme « Tata Janine » ou non, le principal est que cela fait sens pour soi.

Au Canada, les mamans se demandent : « ça me fait oui ou ça me fait non ? » Faites-vous confiance et entourez-vous de personnes positives et bienveillantes qui vont vous soutenir. Lâchez prise sur les « Il faut que » ou « de mon temps, on faisait comme ça ».

Votre attitude face à votre enfant vient de valeurs et de discours conscients ou inconscients. N’hésitez pas à remettre en question ce qui vous a été transmis, car cela a pu être dans des contextes différents, pour des raisons différentes et pas toujours adaptées à votre situation.

Ne soyez pas rigide dans votre façon d’aborder l’éducation. Amenez votre propre personnalité, les enfants adorent que vous soyez vous-mêmes. En plus, vous êtes leur exemple.

🤔Mes besoins sont-ils en compétition avec ceux de mes enfants ?

L’intelligence émotionnelle, c’est respecter les besoins de chacun.

« Nous aimerions que nos enfants ne soient pas des enfants ! »

Isabelle FILLIOZAT

Parfois, je l’avoue, j’aimerai que ma fille soit déjà grande, autonome, indépendante et que je n’ai pas à lui dire « range tes chaussettes ». Seulement, voilà, nos enfants vivent leur vie d’enfant et ça nous épuise.

Nos rythmes de vie sont différents, nos aspirations également.

Votre enfant préfère sortir tous ces jouets dans le salon, construire une cabane dans le jardin, faire un cache-cache, jouer à la maîtresse ou avec ces pokémons ?

Oui, c’est ce que fait un enfant et c’est évidemment à l’opposé de notre vie d’adulte. Quoique, vous avez le droit de retourner en enfance avec eux…

L’intelligence émotionnelle, c’est respecter son propre rythme

Ne le cachons pas ! Certaines mamans ont honte de penser ou de dire qu’elles sont exténuées par leurs enfants, car elles pensent que cela fait d’elles de mauvaises mères qui ne sont pas aimantes.

Allez, les Moms ! On va pas se cacher, c’est difficile de les suivre. J’ai même surnommé ma dernière fille « Tempête qui rit qui pète ».

Amusons-nous de cette légèreté que nos enfants ont, de leur naïveté, de leur innocence. Inutile de les gronder ou de les punir pour des actes qui sont le reflet de leur vie d’enfant.

Votre rôle de parent est de les laisser s’épanouir, mais vous ne devez pas non plus vous oublier. Il y a une tendance chez les mamans à donner plus de place aux enfants et à ne plus écouter ses propres envies.

Le problème, c’est qu’à force, vous allez accumuler des frustrations, des rancunes parce que vous n’aurez pas pu prendre soin de vous. Vous allez au-devant de problème relationnel avec votre enfant, car vous allez lui en vouloir.(alors qu’il n’y est pour rien)

Affirmez vos propres besoins de repos, par exemple. Il est important que votre enfant comprenne que vous ne pouvez pas vivre dans la frustration. Il s’amuse et vous aussi.

Chacun à sa propre façon de s’épanouir et doit vivre ses émotions.

🤔Qu’est-ce qui est le plus précieux pour moi ?

Intelligence émotionnelle - OptiMoms

L’intelligence émotionnelle, c’est donner de l’attention.

Vos réactions sont ce que retient votre enfant. Elles ont plus de signification que vos mots pour votre enfant.

Vous avez construit votre propre vie avec des habitudes, des passions, des loisirs qui vous sont propres. L’arrivée d’un enfant dans votre vie a certainement dû chambouler une bonne partie de votre rythme de vie.

Être parent, c’est faire de la place pour une nouvelle personne, de nouveaux besoins.

Pas toujours simple, mais c’est un nouvel équilibre à trouver. Vous pourrez trouver du temps pour vous, mais il faudra laisser une place de choix à votre enfant.

En effet, si vous continuez à vivre de la même façon qu’avant, votre enfant ne se sentira pas important pour vous. Il va développer des sentiments d’infériorité et de honte qui le mèneront à des difficultés à vivre qui il est.

Un enfant qui se sent précieux est plus attentionné aux autres et aura conscience de ces actes et de leur impact. 

« Le plus important pour moi, c’est l’amour et la confiance en eux de mes enfants. Je désire aussi qu’ils aient confiance en moi. Ma route est donc claire : ne jamais les blesser, leur mentir, les humilier, les trahir, ou les terroriser ; en toutes circonstances, je fais me montrer honnête, montrer ce que je ressens, et écouter ce qu’ils ressentent, les aider à s’aimer, à valoriser leurs capacités, à assumer leurs responsabilités sans culpabilité. »

Isabelle FILLIOZAT

🤔Quel est mon objectif ?

L’intelligence émotionnelle, c’est se connaître soi-même.

Quand on souhaite avoir un enfant, on veut fonder une famille, transmettre des savoirs… On ne prend pas forcément conscience dès le début qu’en réalité, nous devons définir des objectifs dans notre relation avec notre enfant.

Sans établir d’objectifs sur ce qu’on souhaite, on définit souvent notre propre comportement sur ce qu’il est bien de faire ou mal de faire. En l’occurrence, ce n’est ni bien ni mal, nos actes nous rapprochent ou nous éloignent de notre but.

Si vous :

➡️êtes préoccupés par ce qu’on va penser de vous si vous dormez avec votre enfant à côté de vous la nuit, vous n’allez plus vous centrer sur ses réels besoins.

➡️avez honte de laisser votre enfant jouer dans le sable et d’en être recouvert, vous n’allez pas le laisser expérimenter.

➡️vous sentez mal de ne pas acheter les gourdes de compote à votre enfant, car c’est ce que tous les enfants mangent, vous perdez votre propre libre arbitre.

N’ayez pas peur d’aller à l’encontre de ce qui fait la norme. Nous avons tous à gagner de développer nos propres voies d’éducation pour enrichir nos sociétés de la diversité de nos pensées.

Accueillir les émotions de nos enfants fait de nous, parents, des enseignants de l’intelligence émotionnelle. En prenant le temps de nous écouter, de nous parler, nous établissons une relation bienveillante avec nos enfants.

Malgré tout, en tant que parent, on peut se sentir vite démuni face à l’hypersensibilité de nos enfants. Adoptons une attitude 100 % positive et de bonnes pratiques pour accompagner la sensibilité exacerbée de ces enfants ultrasensibles.

Source :

Au cœur des émotions de l’enfant – Isabelle Filliozat

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