Slow Life : Oser dire NON pour retrouver du temps

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Oser dire non - OptiMoms

Oser dire non ? « Maman, tu m’aides à m’habiller ? Maman, tu peux faire des pancakes ? Maman, tu m’aides à faire mon exposé ? »… Vous les entendez ces petites voix autour de vous ? Vos enfants, oui, bien sûr ! Mais, pas toujours… Il y a aussi votre conjoint, vos collègues et vos amis à qui vous n’arrivez jamais à dire non. Trop gentille, bonne poire, si ça vous pèse, il est temps de remonter ses manches et de s’éclaircir la voix pour enfin prononcer votre 1er NON (et je l’espère le 1er d’une longue série).

🫡Pourquoi je dis tout le temps oui ?

Quand on est une maman optimiste, on a cette fâcheuse tendance à avoir toujours le sourire et à vouloir faire plaisir aux autres. Vous êtes gentille et serviable si bien que tout le monde sait que si on vous demande de faire quelque chose, vous le ferez (et sans rechigner).

Malgré un emploi du temps surchargé, vous ne direz jamais non. Mais l’impact est grandissime ! Vous êtes tout le temps débordé, vous n’avez pas une minute pour vous, vous vous sentez épuisée, fatiguée et n’avez pas le sentiment d’être reconnu pour tout ce que vous faites pour les autres. 

Il peut y avoir plusieurs raisons qui vous poussent à dire oui (à part, une demande en mariage 😉).

🦥 > Vous vous protégez des critiques. Il est vrai qu’il n’est pas spécialement agréable de se confronter au jugement des autres. Il semblerait plus facile pour vous de faire plaisir à belle-maman et d’accepter de regarder l’épisode 3695 (oui, je vous assure, il existe 😮) de « Plus belle la Life » que de lui dire tout simplement : « non ».

🦥 >Vous voulez gagner l’estime des autres. Il est plaisant de plaire. Chacun(e) a envie qu’on l’aime pour ce qu’il est. Si vous avez des mamans autour de vous qui vous félicitent pour vos petits muffins au chocolat, vous allez trouver cela plaisant. Alors, quand elle vous demandera d’en faire pour l’anniversaire de son fils, il vous sera plus difficile de lui dire non (alors que vous n’aviez pas prévu cela dans votre planning).

🦥 >Vous esquivez les confrontations et fuyez le conflit. Être en désaccord, c’est affirmer une position qui ne va pas plaire aux autres. Ce n’est d’ailleurs pas toujours fait avec tact, les voix s’échauffent, l’humeur se ternit alors pourquoi entrer en conflit. De votre point de vue, il est préférable d’éviter le combat.

🦥 >Vous soignez votre image. « Brillez en société ! » Les réseaux sociaux sont le reflet incontestable de l’importance de notre apparence pour être bien vue de tous. Alors, dire non, ce n’est pas le plus glamour…

🦥 >Vous n’aimez pas faire de vague et vous vous fondez dans le consensus. Par timidité, par manque de connaissances de soi, par peur, par manque de confiance en vous, vous n’osez pas dire non. On n’a pas toujours le courage de ses intentions.  

🦥 >Vous aimez rendre service aux autres. C’est votre nature, vous êtes gentille et vous ne voulez pas que ça change. Rendre service, c’est inné et c’est ce qui vous rend heureux (se).

🦥 >Ne pas passer pour un(e) incapable. Dire oui, c’est montrer que vous êtes en mesure de faire des choses, plein de choses mêmes. Si votre responsable vous demande une tâche insurmontable, mais que vous lui dites oui, vous avez probablement peur de vous montrer incapable.

Alors, oui, c’est parfois difficile de se l’avouer, mais toutes ces affirmations vous font peut-être écho.

Les raisons qui vous poussent à adopter ce comportement sont instinctives. Elles sont comme des petites voix internes qui font parler nos peurs avant notre raison.

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La peur de l’abandon est souvent le pilier de notre gentillesse démesurée. Si je ne dis pas oui, je ne serai pas aimé. Aussi, je risque de ne pas être acceptée par ceux qui m’entourent et d’être rejetée et abandonnée. C’est un mécanisme qui vient toucher à nos croyances limitantes, à nos peurs intérieures. La finalité est pourtant difficile à entendre ou lire : plutôt que de blesser l’autre, on se blesse soi-même.

Essayer de déterminer quelles sont vos croyances limitantes, c’est-à-dire ce qui vous a construit, mais qui en réalité ne se passe rarement voire jamais.

Par exemple :

Ma croyance > « Je dois être une maman parfaite ».

Mes peurs > « j’ai peur de mal faire, de ne pas en faire assez »

Conséquence > je ne dis pas non à mes enfants pour la lecture d’une 5e histoire le soir alors que je suis épuisée.

En faisant ce petit exercice, vous allez pouvoir questionner de nouveau vos peurs et vous posez la question suivante : « Qu’est-ce qui va m’arriver si…. ». Vous pourrez ainsi mieux savoir pourquoi dire non à ce moment-là est nécessaire ou important pour vous.

💆‍♀️Oser dire non pour préserver mon temps et ma santé face aux dérangements continuels

En tant que mamans, nous sommes encore plus exposées à cette incapacité à dire oui, car nous sommes constamment dérangées dans notre quotidien. Alors, il est souvent plus facile de lancer un « oui », car notre attention est monopolisée. Nous n’avons pas toujours la pleine conscience que ce petit « oui » lâché par mégarde pourra engendrer des situations plus complexes par la suite.

 J’appelle cela le tourbillon de la vie 🌪️

« Emporté par la foule, qui nous traîne, nous entraîne » (ça vous rappelle quelque chose ?).. Moi, ça me rappelle les moments où je ne gère plus rien ! Je suis portée par le flot du rythme des enfants et de leurs dérangements.

Vous savez quand votre enfant a « une chose importante à vous dire » et que finalement, c’est qu’il a fait un beau caca aujourd’hui ! Où que votre plus grand veut absolument que vous lui expliquiez à l’instant T le théorème de Pythagore… 😤 ou encore que votre cadet vient vous voir parce qu’il a bobo à peu près toutes les 5 minutes…

Nous ne sommes pas esclaves de nos enfants (le mot est fort, mais il faut réagir et vite 😉).

1èrement : mettre des limites🛑

Je suis adepte de l’éducation positive, mais cela ne veut pas dire que je dois tout céder. Si vos enfants vous étouffent, vous devez vous assurer que votre bien-être est aussi respecté.

Vous pouvez proposer à vos enfants un temps dédié pour leurs questions. Vous aurez plus de facilité à leur faire comprendre que vous vous dédiez un temps pour vous si vous formalisez un temps pour eux. « Jusqu’à 18 h, on passe du temps ensemble, mais entre 18 h et 19 h, c’est un temps calme pour maman, toute seule »

2èmement : ralentir pour éviter le piège de l’instantanéité🚄

Quand on agit dans la précipitation, on veut toujours faire plus en moins de temps. Vous enchaînez les tâches, voire vous en faites plusieurs en même temps. Cependant, cette façon d’agir vous épuise et met à mal votre santé. Si vous pensez à tout finir « vite fait mal fait » (comme dirait ma fille) parce que vous avez la volonté de bien faire, vous ne vous écoutez plus et vous vous empêchez de ressentir, de vivre.  

Est-ce qu’il faut vraiment faire une tournée de linge ? Est-ce que c’est le moment pour vous de faire des maths avec votre fille alors que vous êtes en train de faire à manger ? Il n’y a que 24 heures dans une journée, mais qui a dit que vous devez absolument régler tous les problèmes de tout le monde tout de suite ?

Donnez-vous du temps pour vous engager, ce qui est complexe. Ayez à l’esprit que votre réactivité risque d’épuiser votre ressource en énergie.

3èmement : les bienfaits du silence🤫

Se redonner du temps pour soi, c’est se soustraire à cet environnement bouillonnant autour de vous. Certaines auront envie de faire du sport, d’autres de s’adonner à une passion, « qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. » (merci Alfred 😉)

C’est un moment de déconnexion que je vous propose. Pour ma part, le plus fondamental, c’est un instant de silence. Le silence, c’est se retrouver avec soi-même et s’abandonner à la prise de recul qu’il nous apporte.

Les bienfaits du silence sont évidents quand on est maman. Les enfants sont couchés, vous vous installez sur un fauteuil et là plus aucun bruit. L’agitation est un épais brouillard alors que le silence le dissipe en une fraction de seconde.

N’attendez pas que les enfants soient au lit pour pouvoir l’apprécier. Instituez un moment pour méditer, un moment de détente dans le bain seule, c’est vous réapproprier votre vie de femme et prioriser le calme à l’agitation.

Les impacts en seront plus bénéfiques pour vos enfants qui pourront se questionner sur ce qui est vraiment urgent de ce qui ne l’est pas.

🤔Quand oser dire non ?

Votre posture de mère/père est un des piliers pour votre bien-être. Savoir dire non, c’est tout simplement préserver sa santé et ses propres projets de vie. Avez-vous remarqué qu’un enfant dit très facilement non. Il ne semble pas se soucier de l’impact, c’est son plaisir avant tout.

L’anecdote de Maman😉

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Petite anecdote parce que je pense que cela va parler à de nombreuses mères. Ma fille de 3 ans et demi (oui, le demi est important 😬) ne veut pas prendre de douche ni de bain. La galère, chaque soir, les cris et le NOOOOONNN ! Je passe le fait qu’elle se roule par terre, qu’elle tape, qu’elle jette, bref, non, c’est non.

Alors, à votre avis, je fais quoi ?

Réponse A : je la laisse pleurer et je cède (bon 10 jours sans bain, ça commence à sentir)

Réponse B : je lui donne un bonbon pour qu’elle vienne dans le bain (le chantage, ça marche à chaque fois)

Réponse C : je la prends et je la mets illico presto dans le bain tout habillé (bon, j’avoue, je l’ai fait une fois)

Réponse D : quoi, vous croyez vraiment qu’y a une solution miracle pour ça ?

Ba, forcément, si je vous apprends dans cet article, à dire non, c’est pour oser dire non à ce type de comportement.

J’éprouve une profonde empathie envers ma fille qui veut absolument continuer à jouer avec sa sœur. Je pense que clairement si on m’enlevait un bouquin alors que c’était la dernière page et que j’allais enfin savoir pourquoi Ryan avait quitté si précipitamment Héloïse, je serai dans une colère rouge.

Mais, il est nécessaire pour ma fille de savoir qu’il y a un temps pour tout. Il y a un temps pour jouer, un temps pour se laver, un temps pour soi…

Et si, je ne lui apprends pas, à l’âge adulte, je suis convaincu qu’elle sera comme nous toutes, à ne pas s’imposer des limites.

Donc, clairement, je lui explique tout en l’ayant avertie 15 minutes plus tôt qu’elle allait prendre le bain, que je comprends le plaisir qu’elle a à jouer avec ses poupées. Je lui demande ce qui lui plaît et ce qu’elle doit abandonner, ce qui la rend finalement triste. Oui, elle aussi a peur de l’abandon.

Alors, j’ai pas de méthode miracle, parfois libérer sa parole va fonctionner, parfois cela ne suffit pas et j’explique également les impératifs de maman (le repas est prêt, on passe à table dans 10 minutes) pour qu’elle prenne conscience des contraintes qui l’entourent.

Et puis, sortir de son petit monde, c’est difficile alors, on prend un jouet et on va au bain avec, c’est une transition plus douce, mais cela reste un : « Non, tu dois aller au bain » avec ou sans pleurs.

J’arrête ma digression finalement qui est un beau pavé 😉😂

Dire non, ça n’a pas forcément un caractère violent, contraignant, c’est utiliser des mots précis et positifs pour avancer ensemble.

Alors, quand dire non ?

Quand ce n’est pas urgent, quand vous avez trop de choses à faire, quand la priorité des autres n’est pas la vôtre, quand vous ne savez pas, quand vous n’en avez pas envie… Tout simplement, quand vous sentez que vous n’êtes pas heureux (se). 

Oser dire non est une étape importante dans la vie d’une personne. Si facile à prononcer enfant et pourtant si difficile à dire à l’âge adulte, dire non, c’est peut-être aussi une transmission. Vos parents ont influencé vos traits de personnalité et votre sensibilité. Faites-vous partie de la « génération hypersensible : de mère à enfant ?

Source :

Catherine BERLIET, Et si je prenais mon temps ! Editions Eyrolles

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