Dispute entre frère et sœur : c’est notre quotidien !

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Vous rêviez d’une famille unie, sans conflit où tout le monde s’entend bien… Et vous passez votre temps à séparer vos enfants pour arrêter leur chamaillerie et éviter une énième dispute ! Non, vous n’êtes pas seule à vivre ces disputes entre frère et sœur que vous redoutez tant ! Quelle posture avoir en tant que parent ? Quand est-il nécessaire de s’interposer ? Comment diminuer le risque de conflit dans une fratrie ?

Allez, on ne se laisse pas abattre 😉

La dispute : un moyen de se faire entendre ?

Au premier abord, c’est fatigant pour un parent d’entendre ses enfants dire : « Maman, Nathan il m’a piqué mon stylo…. Oui, mais elle, elle m’a pris mon cahier… » Bref, vous voyez très bien la scène… C’est le genre de discussion complètement stérile qui nous laisse sans mot, nous qui sommes à des milliers de kilomètres de leur préoccupation ! (qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire à manger ce soir ?)

Et, tous les jours, nos enfants trouvent un sujet de confrontation qui va leur permettre de grignoter notre temps libre et de montrer à quel point ils subissent une injustice.

Mais, pourquoi se disputent-ils tous les jours ?

Je suis bien désolé de le dire, mais c’est tout à fait normal. Entre deux personnes, quand il s’agit de communication et de relations, nous traversons tous des émotions voir des loopings ascensionnels (merci patron). Alors, nos enfants ne font pas exception à la règle. D’autant plus qu’ils ont une fâcheuse tendance à être à fleur de peau…

Et aussi, les enfants ont un grand besoin de se différencier des autres enfants. Ils sont en pleine construction de leur personnalité et défendent bec et ongle leurs opinions. Et, je dirai même plus pour certains enfants, il y a un besoin d’attention plus important. (vous savez bien, la petite dernière est toujours plus chouchoutée… grrr).

Alors, en soit, ils se chamaillent, mais ça ne veut pas dire qu’ils ne s’aiment pas. Ils affirment juste qui ils sont.

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Il y a plusieurs raisons qui les amènent au conflit :

  • La jalousie : « il en a eu plus que moi »
  • Le sentiment d’infériorité et de rivalité : « Il est beau comme son père », « elle est la plus gentille »
  • Leur place dans la fratrie : « T’es le chouchou », « T’es le plus grand » ou l’arrivée d’un nouvel enfant qui déstabilise l’unité familiale.

Alors, on fait quoi ? On dit quoi ? Par ici les petits conseils pratiques pour éviter que le conflit devienne le nerf de la guerre dans une fratrie.

Que faire en cas de dispute ?

Il y a tout de même une petite nuance à apporter à la dispute. Il est important de bien différencier les situations qui nécessitent notre intervention et celles dont on n’a pas à s’occuper.

Une dispute, ça peut être :

😮1re situation : la petite chamaillerie qui passe en quelques minutes

Ce sont les situations les plus récurrentes. « Maman, Nathan m’a pris ma bague » Ce sont souvent des conflits liés à la propriété. « C’est à moi, c’est mon jouet… ». Rien ne sert de s’égosiller dans ces moment-là où l’un des enfants a envie d’attirer l’attention sur lui. Il y a un enjeu de pouvoir. « Je suis plus fort, plus grand, plus âgé, etc. »

Mon conseil, c’est de ne pas intervenir. En tout cas, le moins possible. Quand le rapporteur fait son chemin jusqu’à vous, vous pouvez lui dire : « trouvez une solution entre vous, vous n’avez pas besoin de moi pour régler ce problème ». C’est à eux de trouver la solution au problème qu’ils viennent de créer. Vous aurez certainement votre enfant qui vous dira : « oui, mais… ». Il est de bonne guerre qu’il proteste puisqu’il se sent lésé. Mais, peu importe, il n’y a pas de danger, c’est une histoire de communication.

Encouragez-les à coopérer pour arriver à un but commun !

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 😧2e situation : la dispute qui fait claquer les portes et pleurer dans la chambre

Là, c’est une situation où vous devrez faire preuve de neutralité. Il est essentiel de ne pas prendre parti pour l’un ou l’autre de vos enfants. Car, d’une, vous n’étiez probablement pas là quand le conflit a débuté et que deux, vos enfants doivent pouvoir continuer à vous faire confiance à 100 %.

Ce sont des situations où il est important d’établir un dialogue entre eux. Laissez les émotions se calmer, que chaque enfant prenne le temps d’un retour au calme et qu’ils aient pu chacun de leur côté (en face-à-face ou pas) exprimer leur ressenti et ce qu’ils ont pu comprendre de la situation.

Une fois fait, le parent va reformuler ce qu’il en a compris auprès de ces enfants. Chaque enfant aura donc le sentiment d’avoir été écouté et entendu dans leur plainte. Il sera ainsi plus facile de proposer et de trouver des solutions ou des compromis à leur problème. Les enfants sauront être moteurs dans la résolution de leur conflit une fois que leurs émotions ont pu être évacuées.

Incitez votre enfant à exprimer ce qu’il ressent auprès de son frère ou de sa sœur avec la communication non violente.

😬3e situation : le tirage de cheveu et le coup de pied qui blesse

S’il y a bien une dispute qu’on ne veut pas voir en tant que parent, c’est celle-ci. Mais, il arrive que nos enfants expriment leur débordement et se mettent à « partir en sucette ». Bien évidemment, la première étape dans ce type de situation est de les séparer. Il faut se montrer intransigeant face à une violence physique ou mentale. Gardez votre sang-froid pour les mettre en sécurité comme vous le pourrez (chacun dans sa chambre, dans des endroits éloignés…). Il n’est pas utile de crier plus fort qu’eux. L’objectif est surtout de les éloigner pour qu’ils ne se fassent plus mal.

Prenez le temps de panser les bobos et d’écouter chaque enfant.

Vous devrez incontournablement faire un rappel des règles de votre famille. « Il est interdit de taper sa sœur ou de cracher sur son frère » par exemple. C’est un passage obligé pour reprendre des bases saines de relation fraternelle.

Le conflit doit être constructif. Qu’est-ce qui ne va pas ? Qu’est-ce qui peut être fait autrement pour ne plus en arriver à la violence ? Quel comportement je dois privilégier ? Pourquoi je n’ai pas réussi à contenir ma colère envers ma sœur ou mon frère ?

Décortiquer le conflit prend du temps, mais ce n’est pas vain. Les enfants auront une meilleure compréhension de qui ils sont. Ils pourront mieux prendre conscience des blessures qu’ils peuvent causer à l’autre. Leur lien se construira sur une relation d’authenticité.

Pour certaines fratries, frère et sœur ne s’entendent pas. « Je l’aime pas ». Pour autant, moins nous favorisons leur lien, plus il y a de chance qu’il s’éloigne de plus en plus. En les obligeant à se comprendre, frère et sœur pourront voir qu’ils ont des points communs là où ils ne voyaient que des différences.

Vous pourrez aussi inciter les enfants à créer une réparation de leur acte. Un câlin, un bisou, un « je ne te taperai plus parce que j’ai compris que ça te fait mal » pour les plus petits… une aide pour les devoirs, quelques phrases écrites, une attention particulière pour les plus grands.

Il est important de marquer la situation par des actes positifs qui vont signifier que le conflit est terminé.

Quelques points clés pour diminuer le risque de conflit dans la fratrie.

Mettre en place des règles claires

Parfois, on pense que cela va de soi, mais les enfants nous rappellent par leur comportement que certaines règles ne sont pas si acquises. Prenez le temps de vous mettre autour d’une table pour faire une petite piqûre de rappel des règles de la maison. C’est un outil pratique pour affirmer votre éducation parentale.

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Soyez cohérent

Si papa dit « oui » à l’un et que maman dit « non » à l’autre, pas étonnant que les crises arrivent. En tant que parent, vous pouvez avoir des disputes de couple sur certains sujets. Dans ce cas, il sera important de montrer à vos enfants comment trouver un compromis sans se disputer. Vous serez un bon exemple de ce qu’il est bon d’appliquer quand on n’est pas d’accord. Mais, de façon générale, essayez de trouver une ligne éducative cohérente.

Le jeu : pas toujours à deux

Avec l’excitation du jeu, parfois les tensions montent. Prêter ses jouets, ne pas vouloir jouer à la même chose que son frère/sœur, ne pas vouloir faire comme l’autre, il y a plein de petites tensions qui s’accumulent… « et paf, ça fait des Chocapics ! »

Avant d’en arriver là, n’hésitez pas à proposer à vos enfants d’alterner entre des jeux à deux, des jeux seuls et des jeux avec vous. Si vous remarquez que les agacements sont de plus en plus présents, vous pourrez aussi opter pour une activité de plein air pour relâcher le trop-plein d’énergie ou au contraire une activité plus calme comme du yoga en famille.

Encouragez leur coopération

Multipliez les opportunités de vivre ensemble : une sortie au musée, au cinéma, au restaurant, une balade en forêt, des jeux de société collaboratifs, un labyrinthe, etc. Chaque activité en famille est une bonne occasion de souder les liens et d’encourager l’entraide et la complicité. La coopération donne l’occasion aux enfants de comprendre qu’à plusieurs on peut atteindre ces objectifs et en éprouver une grande joie. Exit les rivalités, c’est quand même beaucoup plus sympa de faire équipe !

Les disputes dans la fratrie sont courantes et normales. De nombreux auteurs ont écrit sur le sujet :

Nicole PRIEUR : Petits règlements de compte en famille

Marcel RUFO : frères et sœurs, une maladie d’amour

🤩Pour les enfants, j’ai adoré le livre de Camille LAURANS et Isabelle MAROGER “Frères et soeurs”.

A lire sans modération 😉

Laura APONI

Sources :

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